Affronter le cancer en pleine santé… intérieure: le choix de vivre

Il ne suffit pas de dire non à la chimiothérapie. Le cancer est une altération des processus de communication qui isole certaines cellules qui deviennent alors anarchiques et se reproduisent n’importe comment. Normalement, il y a des oncogènes (protéines qui stimulent la division cellulaire) qui disent aux cellules d’une région : « Reproduisez-vous ». Par exemple, si nous avons été fortement écorché et qu’une blessure vive a besoin de peau pour se refermer, alors les oncogènes donnent l’ordre de la reproduction pour remplir le vide, mais les anti-oncogènes (protéines inhibitrices de la division cellulaires) devront arrêter le processus au bon moment, sinon, ce ne serait plus une cicatrisation, mais la formation d’une tumeur.

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D’autre part, les mitochondries (petites usines énergétiques dans la cellule) qui utilisent une pompe à transfert potassium-sodium peuvent devenir dysfonctionnelles. Alors qu’elles « brûlent » normalement des sucres par combinaison avec l’oxygène, sur commande, elles peuvent aussi produire des synthèses favorables à la division. Lorsqu’elles sont dysfonctionnelles, elles se mettent à favoriser la division cellulaire, et donc la production des tumeurs.

Le prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, le dr. Schwartz et plusieurs autres étudient la fonction des mitochondries dans les cancers de vieillissement comme le cancer colorectal, par exemple. Il y a assez longtemps, on avait constaté que si on introduisait des mitochondries d’une cellule cancéreuse dans une cellule saine, la cellule saine devenait cancéreuse. Par contre, si l’on remplaçait le noyau d’une cellule cancéreuse par un noyau sain, la cellule restait cancéreuse. D’où l’importance des mitochondries dans certains cancers qui en font des maladies du métabolisme. C’est mon cas.

Ces recherches n’ont pas encore abouti à des traitements homologués. Cependant, elles confirment l’importance d’une alimentation très faible en sucre mais aussi très réduite en quantité. On suggère aussi deux enzymes extraits de plante qui sont vendus dans les magasins de produits naturels : l’acide alpha-lipoïque (extrait de pépin de raisins) et l’hydroxycitrate (extrait de Garcinia cambogia). Attention, il faut suivre les doses recommandées.

Les processus du cancer sont extrêmement complexes autant que la biologie cellulaire et les communications entre cellules et avec tout le corps dans son entier, et là, mon diagnostic est formel, quelque chose dans mon corps est désorganisé, du moins partiellement. Je dois faire quelque chose pour terminer mon œuvre sur terre, si Dieu le veut. Je reviendrai plus tard sur ce bout de phrase complètement anti-révolution tranquille : « si Dieu le veut », car je ne le comprends pas comme les « croyants » que je rencontre ni comme les « incroyants » qui m’évitent (deux étiquettes pour catégoriser des systèmes de préjugés).

Je veux bien guérir, mais il n’existe pas pour le moment de remèdes ou de thérapies scientifiques qui guérissent, la biologie du cancer n’est pas assez bien comprise. Un vrai traitement rétablirait l’information juste, il serait efficace à un niveau très élevé comme certains vaccins ciblés ou certains antibiotiques spécifiques. Le dernier oncologue que j’ai rencontré, très honnête et sympathique par ailleurs, me disait que statistiquement les personnes qui avaient un cancer similaire au mien avaient une chance sur quatre (1/4) environ de survivre plus de 5 ans, et avec la chimiothérapie, ils ont une chance virgule quatre sur quatre (1,4/4) de survivre. C’est dire jusqu’à quel point il n’y a pas actuellement de thérapies scientifiques efficaces contre ces types de cancer, et vraisemblablement nous en sommes assez loin car, premièrement, il y a énormément d’inconnus et, d’autre part, les fonds de recherche sont très fortement accaparés par l’industrie pharmacologique dans la répétition de ce qui ne marche pas, mais coûte très cher.

En attendant, que faire ?

Pendant 68 ans, mon système immunitaire réussissait à se débarrasser des cellules cancéreuses qui apparaissaient ici et là à cause de toutes sortes de petites déficiences dans les communications et l’usure des mitochondries. Et puis, il a été débordé pour des raisons encore inconnues : un virus, un polluant de l’environnement, un produit chimique, un médicament, une déficience héréditaire, un choc émotif, une vie qui va trop vite… Une combinaison de deux cents facteurs ! Impossible de savoir.

Dans ce cas, je ne trouve pas d’autres pistes possibles que de miser pour le maximum de santé pour moi et mon système immunitaire tout en défavorisant le cancer.

Certains cancérologues, médecins, ou naturopathes, à défaut de thérapies scientifiques achevées et patentées, ont expérimenté toutes sortes de cures. J’ai choisi, pour base, la cure qui avait la plus longue expérience, car il faut beaucoup de temps pour trouver empiriquement ce qui soutient le mieux le système immunitaire en nuisant le plus possible à la prolifération des cellules cancéreuses.

Les principes de cette thérapie naturelle et empiriques sont simples :

  1. soulager le système immunitaire en évitant toutes les agressions prévisibles (habitudes de vie et habitudes alimentaires hypotoxique)  ;
  2. renforcer ce système immunitaire par des vitamines et des enzymes bien équilibrées (par alimentation plutôt que par capsules) ;
  3. s’assurer de l’équilibre sodium-potassium ;
  4. augmenter les aliments très faciles à métaboliser correctement et diminuer, voire éliminer les aliments difficiles à métaboliser et ce, sans engendrer des déséquilibres physiologiques, ou vitaminiques ou enzymatiques ;
  5. soutenir l’équilibre métabolique en facilitant l’évacuation des déchets ;
  6. rehausser tous les facteurs de santé physique et mentale, exercices physiques, relaxation, méditation…

Cela suppose, entre autres, des analyses de sang et d’urine très élaborées et un suivi précis.

Cela ne veut pas dire que cette cure soit parfaite, et sans critique. Rien de miraculeux, elle n’est pas en mesure de « reprogrammer » les oncogènes et les anti-oncogènes, ni les mitochondries. Lorsque nous sommes affectés par une maladie infectieuse qui n’a ni vaccin spécifique ni antibiotique appropriée, on n’a pas le choix. On aidera le corps à trouver sa solution par lui-même à l’aide de tous nos efforts pour lui donner les moyens de santé nécessaires…

C’est une cure, très exigeante pour les deux premières années et surtout pour les premiers six mois, presque une tâche à temps complet, mais dès le départ, au moins, on se sent plus en santé, plein d’énergie, avec une bonne concentration mentale, c’est déjà cela de pris. Et deuxième avantage, elle nous impose presque une vie monastique, ce que j’aime bien. J’ai beaucoup de temps pour méditer, écrire, réfléchir, et si j’ai à mourir, je mourrai au maximum de ma santé !

Il s’agit de la cure Gerson modifiée, version personnelle, car, avec l’aide d’une naturopathe d’expérience, de conseils d’amis, d’études personnelles, je l’ai adaptée à ce que je crois être le mieux pour moi. Depuis ma naissance, comme tout le monde, je suis mon propre cobaye, aussi bien l’assumer jusqu’au bout.

J’ai bien l’intention de tirer parti de la situation, de me tenir à la pointe de ma conscience et de mener ma vie sur l’arête du plus grand bonheur souhaitable dans la plus grande lucidité possible. C’est de cela que j’aimerais surtout parler dans mes prochains blogues. Car le cancer comme toutes maladies qui jouent avec la mort constitue une très bonne piste pour un nouveau départ.

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7 réflexions sur “Affronter le cancer en pleine santé… intérieure: le choix de vivre

  1. Bonjour Jean,
    Merci pour votre texte. J’aurais juste une suggestion à vous faire, je ne sais pas ce que cela vaut.
    J’ai lu en juin 2016 un livre écrit en anglais, intitulé « Radical Remission, surviving cancer against all odds » dont l’auteur est Kelly A. Turner, Ph.D., recherchiste et psychothérapeute qui se spécialise en oncologie intégré. Il existe aussi en français en vente chez Renaud-Bray. Cette auteur identifie 9 facteurs pour ceux qui s’en sortent, dont 1000 cas.
    Je répète que je ne sais ce que cela vaut et ce n’est pas une panacée qui va guérir per se le cancer, mais peut-être un ajout. Personnellement, j’ai bien aimé ce livre qui touche un peu aussi l’approche psychosomatique. Je pense que cette lecture pourrait ajouter d’autres idées. Libre à vous d’en faire ce que vous jugerez à propos.

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  2. Encore merci à vous. « Si Dieu le veut »… Bien sûr que je prends des notes. Suis en « wait & check » depuis six ans. Votre réflexion et vos recherches me sont précieuses. Bonne journée.

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  3. Bon matin Jean,
    Je m’arrête quelques minutes pour te transmettre mes pensées. Depuis plusieurs années je suis ton cheminement et j’ai toujours gardé un bon souvenir de notre expérience de travail à la DPJ du Bas-du-Fleuve…
    Ayant moi même eu un cancer il y a 5 ans, je peux très bien comprendre ton questionnement, tes réflexions et ton cheminement…Je suis ouvert à un partage si tu en ressens le besoin. D’ici là je pense souvent à toi et j’oriente mes énergies pour que tu vives cette nouvelle étape de vie dans la sérénité.
    Bon vent🌞 Jean Désy

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