La lutte pour la démocratie

Bon alors, voilà le défi de la démocratie : combattre deux formes de violence :

  • les regroupements d’individus qui tentent de réduire les différences, les originalités, les singularités, les particularités pour former des identités fermées et homogènes, ce qui entraîne la haine interculturelle, interreligieuse où l’étranger est chassé, banni, ou même assassiné.
  • les individus qui ont les armes, l’argent et les moyens de communication et qui les utilisent pour arriver à leur fin, à la croissance de leur propre pouvoir.

La démocratie est un mouvement de la conscience pour contrer ces deux violences, pour apprendre à vivre en paix dans la différence et sans surexploitation de l’être humain et de la nature.

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On reconnait la conscience à au moins deux choses :

Elle tient à la vérité des faits. Au fond d’elle-même, la conscience sait que pour survivre, elle doit s’adapter et donc faire face aux faits. C’est pourquoi, en réalité, elle est plus angoissée par le mensonge que par la vérité.

Elle tient aussi à la vérité des sentiments, donc à la sensibilité. C’est la sensibilité qui permet à la personne de tenir à la vie. Si l’on ne tient pas à la vie, pourquoi lutter pour un monde meilleur?

Dans l’histoire de la pensée, la démocratie est une grande conquête de l’esprit, un acte de réflexion. Il s’agit de prendre conscience que la violence n’est pas une nécessité, qu’il est plus agréable de vivre en paix qu’en conflits continuels. Alors, on peut limiter l’usage des armes, renoncer aux plus grandes inégalités et vouloir respecter la nature. Ainsi peut débuter le processus de la démocratisation d’une société. Mais c’est une espérance : « uniquement une espérance », diront ceux qui ont intériorisé l’impuissance; « d’abord une espérance », diront les autres qui se sont lancés dans l’action.

Nous ne sommes pas arrivés à la démocratie, loin de là, nous avons peut-être franchi les premiers pas.  C’est déjà beaucoup. Pas question de reculer.

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2 réflexions sur “La lutte pour la démocratie

  1. J’apprécie votre texte. Mais pourquoi utilisez-vous l’expression «sans surexploitation de l’être humain…» sous-entendant que l’exploitation de l’être humain demeure acceptable. Sans surexploitation de la nature, je comprends – mais pas en ce qui regarde l’être humain. Une coquille d’écriture?

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