L’identité et la découverte de l’autre

L’identité survient lorsqu’on se dit : « C’est bien moi. Je me reconnais et je suis légitime. J’assume la pleine responsabilité de moi-même. Oui ! Je me veux. »

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Et si c’est bien moi, l’autre, fusse-t-il le plus misérable des hommes, sera mon égal. Ce postulat est inévitable. Pourquoi ?

C’est seulement en me faisant moi, identité, acte de conscience créatrice, que je découvre l’identité de l’autre. C’est seulement en m’attachant à moi que je m’attache à l’autre. C’est parce que l’identité n’est pas les autres, qu’elle peut les comprendre, compatir, vibrer avec eux.

La raison est double :

  • Par le négatif. Si je ne me suis pas encore appropriée une conscience de moi-même, de mon être particulier, de mon identité, je ne peux pas concevoir qu’il y ait d’autres êtres, des êtres différents. Je ne fais que projeter mon contenu en eux. Soit qu’il me ressemble, je les accepte comme identiques à moi, soit qu’ils ne me ressemblent pas, je les rejette d’instinct. Mais ni dans un cas ni dans l’autre, je ne leur reconnais une existence propre, puisque je n’en ai pas. Un moi qui n’a pas d’identité n’a pas de « super-ego », d’égo qui le détache et qui lui permet de dire : « Les autres ne sont pas moi, mais ils existent autant que moi, différents de moi, ayant une identité propre et égale en valeur ».
  • Par le positif. Si je me suis appropriée une conscience de moi-même, je connais ma dignité propre, ma valeur propre, et cette valeur vient du fait que c’est en m’enracinant dans une même humanité que je me suis fait singulier comme la branche de l’arbre qui devient singulière d’autant qu’elle est greffée au tronc commun. Je suis dans l’estime chaque fois que je rencontre un être humain, puisque lui aussi puise son originalité dans ce qui nous est commun : l’humanité. Cette humanité, c’est de pouvoir, à chaque instant, se commencer soi-même nouveau, original, créatif.

Il en va du bonheur des autres que je m’installe à demeure dans mon exigence de devenir tout ce que je peux être.

S’il y a une identité dans un peuple, elle se remarque dans la reconnaissance des autres identités, dans la reconnaissance de leur égalité dans la différence.

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Une réflexion sur “L’identité et la découverte de l’autre

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